Du 22 juin au 3 juillet 2026, nous avons vécu une nouvelle aventure photographique au Kirghizistan. Douze jours à parcourir les montagnes célestes, à partager le quotidien des familles nomades et à remplir nos cartes mémoire d’images… et nos cœurs de souvenirs.
Car si nos voyages photo au Kirghizistan sont conçus pour capturer des paysages exceptionnels, ils sont avant tout des voyages de rencontres.

Un voyage photo qui commence… le jour de mon anniversaire !
Cette édition avait une saveur toute particulière puisqu’elle a débuté le 22 juin à Bichkek, le jour de mon anniversaire.
Après avoir soufflé quelques bougies – je ne compte plus vraiment leur nombre depuis mes 27 ans… – nous étions tous impatients de retrouver les grands espaces kirghiz.
Et quel plaisir de retrouver des voyageurs qui, au fil des années, sont devenus bien plus que des clients.
Christophe faisait une nouvelle fois partie de l’aventure. Après trois voyages au Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Ladakh… il est déjà inscrit pour notre voyage en Ouzbékistan en avril 2027. À ce rythme-là, il connaît mon calendrier presque aussi bien que moi !
Pascale était également au rendez-vous. Deux Cambodge, le Laos, le Ladakh… une fidèle parmi les fidèles.
Patrick, lui aussi, affichait un beau palmarès avec l’Ouzbékistan, le Cambodge, le Laos et le Ladakh.
Autant dire que les retrouvailles avaient des airs de réunion de famille.
Mais chaque voyage est aussi l’occasion de belles découvertes humaines. Nous étions très heureux d’accueillir Cécile, amoureuse des grands espaces, et Patrick, qui avait découvert l’ambiance de nos voyages lors du Cambodge l’année dernière et qui avait eu envie de repartir avec nous.
Il manquait pourtant une personne pour que la bande soit vraiment au complet : Lucie.
Les aléas de la vie l’ont empêchée de nous rejoindre cette année, mais elle nous a accompagnés tout au long du voyage. Son prénom est revenu plus d’une fois dans les conversations, au détour d’un col, d’un repas ou d’un fou rire.
Ce n’est que partie remise, Lucie… le Kirghizistan t’attendra.

En route vers les montagnes kirghizes
Le lendemain matin, les sacs photo étaient prêts.
Les batteries chargées.
Les cartes mémoire complètement vides.
Nous aussi.
Sur le parking nous attendaient déjà ceux qui allaient partager notre quotidien pendant douze jours : Ulan, notre guide francophone, amoureux de son pays, et Coucou, notre chauffeur, discret, souriant et déjà en train de charger les derniers sacs dans le véhicule.
Sans le savoir, ils allaient rapidement devenir bien plus qu’un guide et un chauffeur.
Quelques kilomètres plus tard, les premiers sommets apparaissaient.
Et nous avons immédiatement compris que le Kirghizistan allait nous poser un sérieux problème.

Le Kirghizistan épuise les superlatifs…
Très vite, un mot est devenu le refrain du voyage.
« Magnifique ! »
Au début, c’était devant un lac.
Puis devant une vallée.
Puis devant un troupeau de chevaux lancé au galop.
Puis devant une yourte perdue au milieu des montagnes.
Puis devant un coucher de soleil.
Puis devant… absolument tout.
À la fin du séjour, il suffisait que Coucou ralentisse légèrement le véhicule ou que quelqu’un dise simplement : « Regardez à gauche… » pour que le désormais célèbre « Magnifique ! » retentisse avant même que tout le monde ait tourné la tête.
Il faut dire que le Kirghizistan joue un peu contre nous.
On arrive avec tout un stock de mots : grandiose, spectaculaire, incroyable, exceptionnel, époustouflant…
Et deux jours plus tard, il n’en reste plus qu’un.
Magnifique.
Simple.
Précis.
Parfaitement adapté.
Parce qu’il arrive un moment où l’on cesse de chercher les mots.
On profite simplement de ce qui se déroule devant nous.

L’autre fil rouge du voyage ?
Les blagues.
Et là aussi, le niveau était… mémorable.
Des jeux de mots qui auraient mérité quelques kilomètres de réflexion supplémentaires, des plaisanteries qui faisaient rire toute la voiture… sauf leur auteur, qui était souvent le seul à ne pas comprendre pourquoi tout le monde levait les yeux au ciel.
Certaines blagues étaient tellement lourdes que nous avons sérieusement envisagé de les laisser au sommet d’un col.
Finalement, nous avons gardé les auteurs.
L’ambiance était trop bonne pour faire autrement.

Le Kirghizistan, ce sont surtout des rencontres
Bien sûr, les paysages sont incroyables.
Des vallées infinies.
Des lacs d’altitude.
Des chevaux en liberté.
Des aigles qui planent au-dessus des montagnes.
Des yourtes posées au milieu d’immenses pâturages.
Mais si ce voyage photo au Kirghizistan nous a profondément marqués, c’est avant tout grâce aux femmes et aux hommes qui nous ont accueillis.
Partout, les portes des yourtes se sont ouvertes.
Avec une simplicité désarmante.
Toujours un sourire.
Toujours une invitation à entrer.
Toujours un bol de koumis, la boisson nationale élaborée à partir de lait de jument fermenté.
Son goût est… unique.
Disons qu’il surprend autant qu’il rassemble.
Car derrière ce bol partagé se cache surtout une incroyable générosité.
Nous avons été reçus comme des amis.
Parfois même comme des membres de la famille.
Et cela, aucune photographie ne pourra vraiment le raconter.

Photographier les paysages… capturer les émotions
Nos appareils photo ont énormément travaillé.
Ils ont photographié les chevaux.
Les aigles.
Les montagnes.
Les lacs.
Les yourtes.
Les lumières incroyables du matin et du soir.
Mais les plus belles images sont probablement celles qui ne seront jamais imprimées.
Les éclats de rire pendant les trajets.
Les longues discussions sous les yourtes.
Les silences devant l’immensité.
Les regards.
Les poignées de main.
Les sourires.
Et ces quelques larmes discrètes au moment de quitter certaines familles qui nous avaient accueillis avec une générosité bouleversante.
Nous étions venus photographier un pays.
Nous repartons en ayant rencontré un peuple.
Et c’est toute la différence.

Merci Ulan. Merci Coucou.
Impossible de terminer ce carnet de voyage sans remercier ceux qui ont rendu cette aventure aussi belle.
Merci à Ulan.
Pour son français parfait.
Pour sa gentillesse.
Pour sa générosité.
Pour son immense connaissance du Kirghizistan.
Grâce à lui, nous n’avons pas seulement découvert un pays ; nous avons compris une culture, une histoire et un mode de vie.
Merci à Coucou.
Toujours discret.
Toujours souriant.
Toujours prêt à aider.
Des centaines de kilomètres parcourus sur des pistes parfois impressionnantes sans jamais perdre son calme.
À force de partager nos journées, il n’était plus seulement notre chauffeur.
Il faisait pleinement partie de l’équipe.

Pourquoi nous organisons des voyages photo
On me demande souvent pourquoi j’organise des voyages photo.
La réponse est simple.
Nous ne voyageons pas uniquement pour remplir des cartes mémoire.
Nous voyageons pour vivre des histoires.
Pour rencontrer des femmes et des hommes extraordinaires.
Pour partager un repas.
Pour apprendre.
Pour rire.
Pour nous émerveiller.
Pour rentrer un peu différents de ceux que nous étions avant de partir.
Les photos figent un instant.
Les rencontres, elles, nous transforment.
Alors merci à Christophe, Pascale, Patrick, Patrick, Cécile… et une pensée toute particulière pour Lucie.
Merci à Ulan.
Merci à Coucou.
Merci à vous tous pour votre confiance, votre curiosité, votre bonne humeur… et même pour ces blagues qui continueront sans doute de nous faire sourire longtemps.
Le Kirghizistan nous a offert des paysages extraordinaires.
Vous avez fait de ce voyage photo au Kirghizistan une aventure profondément humaine.
À très bientôt, quelque part sur une autre piste du monde…
